Little Pôle

La vie, c'est pas toujours aussi doux et sucré qu'un donut à la fraise... mais des fois si.

lundi 22 décembre 2008

Message Personnel

Cher gros barbu vêtu de rouge,

On m'a dit que tu t'étais modernisé et que tu t'étais mis à internet. Je sais que tu dois avoir pas mal de pain sur la planche du fin fond de ta fabrique à cadeaux, mais je tenais absolument à t'écrire. J'ai bien conscience que tu n'as pas trop le temps de t'attarder sur ton courrier, il faut que tu supervises tous les enfants que tu exploites à travers le monde et dieu sait si ils sont nombreux.
Je sais aussi que je n'ai pas toujours été très sage cette année, mais d'un côté tu ne peux pas m'en vouloir, un affreux dentiste m'ayant ôté mes dents de sagesse a la veille de ma majorité. Etant donné que Noël est une fête religieuse devenue culte de consommation à outrance, sache que j'ai bien rempli ma mission en distribuant bon nombre de cadeaux autour de moi, après avoir survécu à la foule en délire peuplant actuellement les boutiques. C'est pourquoi aujourd'hui, je décrête que c'est à mon tour. Ci-joint donc une liste non-exhaustive de mes souhaits pour cette année.
Donc tu serais gentil si pour une fois tu pouvais:
- stabiliser mon taux de cholestérol, de manière à ce que je puisse continuer à me goinfrer de fondues, sucreries, viandes en sauces, etc...
- m'aider à trouver un VRAI travail, avec un VRAI statut et aussi une VRAIE paye, afin de côtiser pour la retraite (même si nous savons très bien tous les deux que je n'en aurai pas). Le tout dans mon domaine, même si dans un premier temps ce n'est pas le job de mes rêves
- dire à la voisine du dessous que ce n'est plus la peine de venir sonner à toute heure du jour et de la nuit, et que non, nous ne ferons pas moins de bruit
- tant qu'à faire, dire aussi à la concierge qu'elle arrête de scruter par sa fenêtre mes moindres faits et gestes
- faire briller le soleil à Paris un peu plus que deux jours par an
- rendre les blagues Carambar drôles
- faire en sorte que les pets du chat de Justin sentent la vanille
- me procurer un Paléo Festival gonflable, pour que je puisse en profiter toute l'année
- arrêter de faire partir les meilleurs en premiers, parce qu'y en a franchement marre des cons qui s'acharnent à rester jusqu'au bout
- troquer ton immonde costume rouge à moumoute contre une tenue décente, ce serait de bon ton
- supprimer cette insupportable fête du jour de l'an, où tout le monde se sent obligé de faire quelque chose de "spécial" (tu me diras, à 300 euros la bouteille et 150 euros la pizza-salade verte, le tout saupoudré de côtillons, pour finir par danser sur une musique inaudible vêtu d'un infâme accoutrement à paillettes, y a de quoi qualifier ça de spécial, en effet)







lundi 15 septembre 2008

Le Clash - round 2-

Chers bloggers, chers tous, et surtout CHER MECHANT

Compte tenu de la dure attaque frontale que j'ai subi hier via le torchon virtuel qui sert de blog à mon coloc, je ne pouvais pas rester là sans riposter. Le gong a sonné l'heure du droit de réponse qui se veut net et concis, cinglant comme le Mistral en plein hiver. Comme je ne veux pas non plus en arriver à un vulgaire et stupide débat sexiste, je vais me contenter de répondre le plus simplement du monde à mon détraqué de détracteur.

Cher Méchant donc; tu dis que je cherche la merde, eh bien figure-toi que pas du tout! Elle semble venir à moi toute seule, avec ses grandes pattes et son effluve nauséabonde. C'est bien pour ça que je m'arme de mon plus beau balai et que je m'efforce de faire le ménage dans cette grande déchetterie que sont parfois les rapports humains. D'ailleurs, mon épaule est ma foi bien salvatrice quand tu pleures pour un connard qui ne mériterait même pas que tu te rappelles de son prénom (pas une raison pour te moucher dans mon pull non plus hein?!).

L'avis des femmes, "vous vous en branlez", merci pour l'info, on s'en était bien rendu compte. Vous vous en branlez, oui, euuuuh... sauf quand ça remet votre virilité en question. Vous voulez portez le pantalon à tout prix, mais à force de chier dedans, fatalement un jour il devient trop lourd. Et malheureusement pour vous, maman n'est plus là pour changer la couche et vous torcher le cul. Tout ce que je voulais dire dans mon post précédent, c'est qu'il est temps pour certains de grandir et de faire honneur à leur éducation. Pas besoin d'être amoureux de quelqu'un pour le respecter. Et si vous ne l'intégrez pas, alors Ciao, vas voir ailleurs si j'y suis (et si j'y suis pas tant pis pour toi... ou tant mieux?!). Les relations, c'est un peu comme la gangraine: quand c'est pourri il vaut mieux couper net. Non?

Quant à la grande question sur la mémoire sélective, pardonne-moi de te dire que tu n'as pas saisi mon propos pour deux sous. On ne vous demande pas de vous souvenir de "toutes les conneries qu'on débite" (et dieu sait qu'on en dit, il faut bien le reconnaître) mais de vous souvenir de ce que vous, vous dites. Ce serait déjà un grand progrès, quoique si vous vous rappeliez de tout ce que vous dites, vous vous mettriez vous-mêmes des baffes. Car là est toute la nuance, cher coloc. Dire ce qu'on pense, c'est bien. Penser ce que l'on dit, c'est pas mal non plus. Car nous, stupides femmes, on a souvent tendance à croire tout ce qu'on entend. A tort. Au final, c'est Saint-Thomas qui - pour une fois - avait sans doute raison: il ne faut croire que ce qu'on voit!

Je vais terminer par cette jolie, poétique et douce citation, qui vaut franchement le détour et la peine d'être commentée:
"Brailles, brailles... tu m'intéresses pas. Tu reviendras quand même te faire racler la tuyauterie par le gros porc que je suis. Et si tu reviens pas, t'en fais pas une autre connasse prendra ta place."
Merci pour le conseil, j'ai bien compris que piailler comme une oie ne servait à rien. Non. Le silence est bien plus jouissif. C'est quand on vous laisse le bec dans l'eau que le jeu devient drôle. D'un seul coup vous êtes perdus comme des gosses au milieu d'une fête foraine. Car le vent tourne comme tu dis, et quand je commence à le faire souffler sur ton minois, y a largement de quoi te faire un beau brushing digne de chez Jean-Louis David. Ahah. En ce qui concerne la tuyauterie, te fatigue pas elle va très bien. On ne tend pas l'autre joue (ou pas trop souvent, ça laisse des marques) et on finit toujours par comprendre qu'il ne faut pas tendre le bâton pour se faire battre non plus. Point trop n'en faut. Le gros porc, tant qu'à faire, je le préfère dans mon assiette plutôt que dans mon pieux. Quant à l'autre connasse qui prendra ma place, c'est sans regret que je lui cède, tout le (dé)plaisir sera pour elle.

Voilà, je crois que j'en ai fini avec ce droit de réponse, petite ode à un article qui m'a fait bouillonner tout l'après-midi (je sais que tu tireras satisfaction de cet aveu, héhé). Sache quand même, cher coloc, que je t'aime, et que je ne deviendrais pas lesbienne, au risque de décevoir tes fantasmes les plus fous. En réalité, j'aime bien trop les hommes (oui oui, vous avez gagné, je vous aime éperdument, il faut bien se rendre à l'évidence) et toute le sac de connerie qu'il traînent derrière eux comme une vieille casserole. Sinon je n'aurais plus rien à raconter!

Avoue que ce serait fort dommage... pas vrai?!

mardi 9 septembre 2008

On avait dit Connards s'abstenir... non?


Les mecs. Encore eux. Toujours eux.
L'amour... ou pas. Encore et toujours.
"What else" me direz-vous?

Eh ben j'en sais plus rien pour tout vous dire.

J'arrive sur l'automne telle une feuille morte qui tombe de son arbre. Remontée comme un coucou, énervée comme un José Bové face à un Mac Do, le wasabi me monte au nez. En somme, encore un coup de gueule (pour changer n'est-ce pas?).

Alors j'enchaîne sans plus attendre: Y EN A MARRE DES CONNARDS. Ces imbéciles de mecs qui croient que tout leur est dû. Et que les filles qui s'assument sont des tapins. Allez vous faire foutre, on est en 2008 et depuis Saint-Laurent, les filles aussi on le droit de porter le pantalon.
Sur quelle planète vivez-vous? Et quelle est la langue étrange que vous penser pouvoir nous baratiner? Moi, je n'y comprends plus rien. Je pensais que c'était les filles qui étaient incohérentes et pénibles. Je croyais que les mecs, c'était un peu comme les meubles Ikéa. Qu'il suffisait de lire la notice et d'assembler les éléments dans le bon ordre. Eh ben non, raté. Candide n'aurait rien eu à m'envier.

Avec vous, on ne sait jamais sur quel pied danser (vive le break dance). Et c'est à se taper la tête contre les murs.

Quand on prend les choses à la légère, on nous targue de salopes. Et quand on est sympa, on est forcément amoureuses. Mais le respect vous en faites quoi? Si vous pensez pouvoir tout avoir pour rien, j'aime autant vous dire que vous vous fourrez le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.

Je dis stop. Stop aux cons qui nous font perdre du temps, de la salive et de l'énergie. Quand on vous ignore, vous avez subitement plein de choses à dire. Mais quand on vous parle c'est comme si on pissait dans un violon. A croire qu'on s'exprime en chinois.
L'amour ça devrait être simple comme bonjour, ou disparaître avec un simple au revoir. Ca doit couler de source, sinon c'est bon à foutre au feu. Fin du bal, tire le rideau.
Nous ne sommes pas des Happy Meal à consommer sur place - ou à emporter. Et pour la livraison vous repasserez, le sexe, c'est pas un plateau de hors-d'oeuvres que l'on se ferait livrer comme un vulgaire plateau de sushis. Halte à la malbouffe de l'amour. La vie à deux c'est pas sur commande et la connerie c'est indigeste.

Bref je me demande bien pourquoi il y a toujours un monde, que dis-je une PLANETE, entre ce que vous dites et ce que vous faites. Ca doit être ça, la mémoire sélective.
Parce qu'y en a marre de se manger des vents plus violents que le Mistral. Assumez les mots qui sortent de votre bouche ou fermez-la, ça nous fera des vacances, sans déconner.
Nous faire courir, c'est bien, ça entretient le mystère (et ça fait les cuisses). Mais faire du sur-place et se prendre un mur en pleine face à l'arrivée je dis non merci, sans façon.
Je ne m'appelle pas Jésus, je ne tends pas l'autre joue. Désolée. Je suis gentille mais pas conne.

Alors voilà, c'est peut-être un peu tardif pour la saison mais le grand nettoyage de printemps s'impose à nouveau. Exit les numéros hors-sujet, je passe un grand coup de balai sur les mange-merde. Je ne recycle plus les ordures, ça me pollue trop la tête. Parce qu'à force de me faire essorer le coeur à grands coups de sèche-linge, eh ben il est devenu tout sec.
Heureusement que la saison des pluies arrive hein?!

samedi 5 juillet 2008

I AM BACK à légumes

Chers amis, chers bloggers, chères souris errantes, chers lecteurs

Non, vous ne rêvez pas, je suis bel et bien de retour parmi vous après deux longs mois de silence virtuel (oui parce qu'en réalité j'ai la langue bien pendue, comme vous pouvez vous en douter).

C'est donc avec joie que je reviens vous narrer mes aventures. Petit retour en arrière donc, sur des vacances bien méritées.

Flash back:

J'ai déserté Paris pendant un mois au profit de la province, après avoir accompli toutes mes missions stagiesques et professionnelles. Je suis donc allée passer dix jours dans ma ville natale, Oyonnax - ville ravitaillée par les corbeaux soit dit en passant. Quand je suis arrivée, j'ai eu l'allégresse mais aussi la surprise de découvrir qu'on était en été (parce que Paris est continuellement bloqué sur le mois de novembre, va savoir pourquoi). Soleil de plomb, piscine, grillades à profusion, saladiers de mojito en veux-tu en voilà et retrouvailles entre amis. Que demande le peuple? I don't know.

Bref, après ce petit bol d'air au milieu des montagnes et de plein de têtes connues qui m'avaient manqué, direction la Suisse pour un évènement attendu depuis un an... le Paléo Festival de Nyon.

Depuis trois ans, je travaille en tant que bénévole dans ce magnifique-festival- béni-des-dieux. Dans quel secteur me demanderez-vous? Je vous le donne en 10, je vous le donne en 100, je vous le donne en 1000: dans le secteur sécurité! Eh oui, du haut de mon mètre-vingt je joue les agents. Toujours est-il qu'il n'y a pas meilleur endroit pour se ressourcer. La-bas, pas d'argent. On paye avec des bout de papier. Pas de mauvaise humeur. Les gens sont trop contents d'être là et de se retrouver après un an d'attente. Pas de stress non plus. Enfin sauf quand un vieil alcoolique t'insulte parce que c'est l'heure de le virer et qu'il veut torcher sa bouteille de rouge tranquille. La bouffe est merveilleuse. Sandwiches de magret-de-canard-sauce-foie-gras, fondues en tout genre, brochettes de fruits au chocolat, j'en passe et des meilleures. La fête est une religion. On t'offre à boire et le bar des musiciens ferme à six heures du matin. La musique est à l'honnneur, et comme tu es bénévole, tous les concerts sont gratuits. D'ailleurs tu peux croiser Ben Harper, Yael Naim, I AM, Micky Green, Gad Elmaleh, ou Tracy Chapman à chaque coin de backstage. Sympathique ma foi!

En somme, le Paléo est une espèce d'utopie, qui te nourrit sous toutes les formes possibles et imaginables. A faire. A voir. A vivre. Absolument.

Trève de blabla, après dix jours passés en Suisse à m'abreuver de musique, de breuvages diverses et de chocolat fondu, je suis retournée à Oyonnax, histoire de dormir quelques jours (eh oui, mine de rien ça laisse des séquelles de ne dormir que quelques heures par nuit, surtout quand tu marches huit heures par jour et que dès 8H00 du mat' il fait 45° dans ta tente).

Ensuite, direction Marseille, pour voir la famille, et tenter d'apprivoiser le soleil. Pas question de rentrer à Paris avec une peau-couleur-cachet-d'aspirine.

Enfin, c'est avec trois valises plus grosses que moi, quatre kilos en plus dans mon pantalon et toujours pas de mec que je suis rentrée dans la capitale, qui je l'avoue m'a manqué quelque fois durant mon mois d'absence. Mes deux affreux colocs, les copines, les boutiques, et même le travail (sisi je vous jure!).

Evidemment, le quotidien a vite repris le dessus et je suis de nouveau sur la toile pour vous inonder d'histoires improbables.

Alors en attendant la suite, qui je l'espère ne mettra pas deux mois à arriver, je vous souhaite une bonne rentrée à tous(cette dernière fera sans doute l'objet d'un post très prochainement...).

vendredi 27 juin 2008

SUMMER TIME OUH YEAH

Exit les hirondelles, la saison des amours -ou du désamour pour certains- est bel et bien révolue pour cette année.

Le temps passe en courant et défile sur nos montres, tant et si bien que l'été nous tombe sur le coin du nez comme une bonne paire de claques, avec un soleil inscrits aux abonnés absents, une fête de la musique qui se termine à l'heure des poules et une sympathique traversée du désert sur le plan sentimental.


Mais la période estivale, c'est aussi celle des vacances, des soldes, des retrouvailles entre potes et des z'amourettes mignonettes...

C'est la saison idéale pour déserter Paris et aller balancer sa tente "2 secondes" au bord d'un lac. A nous les barbecues, les étoiles filantes, le chant des grillons et les attaques virulentes de moustiques (même si ceux qui s'amusent à me piquer s'empoisonneront sur-le-champ). C'est bien sûr la période où tout le monde s'affuble de micro-shorts et de tongs, autrement dit celle où l'on assiste à un déplorable spectacle: le gigantesque déballage, la foire aux bourrelets et aux doigts de pieds (êêêêrk!).

C'est évidemment le bon moment pour dégainer son maillot de bain, et par la même occasion, regretter d'avoir lâchement abandonné son régime quelques mois auparavant... mais au diable les stéréotypes de la beauté, étalons notre gras sur les plages comme des merguez sur un barbecue! Ceux qui ne sont pas contents n'auront qu'à fermer les yeux ou aller se regarder dans une glace. Gare aux coups de soleil, avec à la clé: teint écrevisse et peau qui pèle. Tartinons-nous gaiement de crème pour ne pas ressembler à des toasts carbonisés!

Voilà l'é, chers bloggeurs en vadrouille, et c'est ma saison préférée. C'est pourquoi je vous souhaite à tous (à toutes?) une bonne dose de choses sympathiques, à commencer par:

- des vacances (sur place ou à emporter)

- des grasses mat' (hum oui...des grosses nuits de 12 heures, ça répare)

- du soleil (dans le ciel autant que dans vos têtes)

- des bonnes soirées entre potes (arrosées comme elles se doivent)

- des soldes fructueuses (après avoir terrassé les morues qui lorgnent vos trouvailles en essayant de se les approprier)

- un bon régime alimentaire (à base de crèmes glacées, de grillades et de crudités huilées)

Et Bien sûr, comme toujours, de l'Amour (salop!) plein votre coeur et des mecs (des filles?) plein votre lit!

Je rends l'antenne.

mardi 10 juin 2008

A toi, Henriette

Après de longues semaines de silence dans l'univers bloguesque, je reviens tel un boomerang pour poster un gentil billet en forme de coup de gueule (ça vous étonne?!). Celui-ci est dédié à ma chère voisine du dessous, celle-là même qui s'adonne chaque jour à une activité particulièrement pénible: celle de me faire royalement chier.
Paraît-il que mes colocs et moi faisons trop de bruit, ce qu'elle ne cesse de nous faire remarquer, et ce, depuis le jour de notre emménagement (jour où elle a quand même osé nous dire qu'on ne déménageait pas un samedi, ce qui est sacrément grotesque mais bon, passons). Donc cette conne de voisine, qui en plus d'être casse-couille a une fâcheuse tendance facho-sur-les-bords, adore venir sonner chez nous, à toute heure du jour et de la nuit, pour venir se plaindre en pleurnichant: "J'en peux pluuuus! J'en peux pluuuuus! je vais prévenir le syndic!"
Le pire, c'est qu'on fait des efforts en permanence, pour cette psychopathe qui guette le moindre de nos mouvements. A croire qu'elle n'a que ça à foutre!
Aujourd'hui, donc, nous avons reçu une jolie lettre d'avertissement de la part de l'agence immobilière qui nous loue l'appartement, nous priant gentiment de cesser "ce vacarme" afin de conserver une bonne entente avec le voisinage... ET TA SOEUR?!!!
Voilà pourquoi, chère voisine, je te dis Merde. Merde, Merde, et Re-Merde. Vas donc te faire voir. Je loue un 3 pièces à Paris pour la "modique" somme de 1200 euros par mois, et Toi, tu viens me dire que je n'ai pas le droit de marcher dedans???!!! Que le bruit de la douche et de la chasse d'eau te dérangent???!!! Tu me réveilles la nuit à 1 heure du matin pour scander que je fais trop de bruit???!!! Et pour couronner ce tout pitoyable, tu parles d'aller saisir le tribunal d'instance???!!!! Qu'est-ce que tu voudrais au juste, que je n'aille plus aux chiottes et que j'arrête de me laver, reclue dans un monde d'ermites sans musique ni électroménager???! Mais retourne au Moyen-Age ou va vivre à la campagne! Moi qui marche pieds nus, qui ne fais pas tourner de machines la nuit (alors que ça coûte bien moins cher), et qui m'abstiens de faire des fêtes dans cet endroit que je loue à prix d'or???!!!
Alors d'accord, tu l'auras voulu, c'est la guerre, Henriette. Et tu sais quoi? Ca me ferait bien marrer si tu appelais les flics pour tapage nocturne! J'ai même envie de les appeler moi-même de ta part, juste pour voir la tête qu'ils feraient en me trouvant en pyjama et en voyant qu'on les a fait déplacer pour rien. Je conçois que cet immeuble Haussmannien soit très mal insonorisé, et qui plus est, doté d'un parquet d'époque craquant à chacun de mes pas. Mais juchée sur ton tabouret, tu peux taper du balais tant que tu veux, je n'arrêterais pas de vivre pour toi!

mardi 29 avril 2008

Je suis Seul(e) au Monde

J'enchaîne avec cet article et un troisième coup de gueule consécutif sur ce blog, autant dire que la misère humaine ne fait pas feuille blanche de nos jours.

Je viens aujourd'hui poster une gueulante contre les gens qui se croient seuls au monde dans le métro et qui commencent sérieusement à me taper sur le système nerveux.

Que ce soit celui devant moi qui manque de me planter son parapluie dans l'oeil gauche alors que je monte tranquillement les escaliers et qui n'a pas l'idée qu'il puisse y avoir quelqu'un derrière alors qu'on est en heure de pointe, ou celles qui jactent comme des pies de bon matin à l'heure où je suis encore à moitié dans le coltar, qui gloussent et qui me piaillent dans les feuilles des salades dont je n'ai que faire et qui de plus polluent l'espace sonore;
Que ce soit celle qui te colle son cul ou encore mieux, un grand coup de cabat dans la tronche quand t'es assis alors qu'elle a largement la place de se mettre plus loin, que ce soit celui qui s'étale comme un camembert sur les banquettes pendant que toi, tu crèves tellement t'as mal aux jambes;
Que ce soit le mou du bulbe qui reste planté comme un légume à gauche de l'escalator qui est censé te faire gagner du temps, ou encore le mec bourré qui vient te souffler son haleine alcoolisée à deux centimètres du nez en parlant un langage connu de lui-seul;
Que ce soit la connasse qui te dévisage pendant tout le trajet sans raison -ou presque- "oui j'ai un piercing et des boucles d'oreilles en formes de donut, et alors?", ou alors l'irresponsable qui ne sait pas tenir ses gosses et qui viendra pleurer le jour où l'un d'entre eux tombera dans le trou, ou enfin le casse-pieds qui écoute de la musique sur son téléphone portable sans mettre ses écouteurs (d'une le son est pourri, et de deux, comme par hasard, c'est toujours de la musique nulle à chier qui ressemble à tout sauf à de la musique);

A tous ceux-là, je leur dis Merde. Un peu de civilisation bordel, on n'est pas des sauvages!

Heureusement, j'ai trouvé un bouclier pour contrer ce genre de turbulences extérieures et qui me permet de tenir le coup quand je rentre en milieu hostile: mon lecteur MP3 accompagné d'un bon gros casque de DJ!
Fidèles compagnons de voyage, ils m'assurent une bulle protectrice propice aux rêveries et détournent ainsi mon attention de toute cette faune parisienne qui parfois me met sacrément en rogne. Seule ombre au tableau: ne fonctionne pas -ou peu- pendant les grèves, période où les gens sont encore plus casse-couilles que d'habitude (merci la RATP, et ne vous inquiétez pas vous êtes parmi mes chouchous, je vous promet un post incendiaire quand vous recommencerez vos stupides prises d'otages destinées à emmerder la populasse).
Fin du passage à tabac, à vous les studios.